Tracts (N°54) - 160 000 enfants. Violences sexuelles et déni social

Prix habituel
€3,49
Prix soldé
€3,49
Prix habituel
€0,00
« Le corps des enfants, le corps des femmes, négociables ou non négociables ? » Édouard Durand Le constat est effroyable, appuyé désormais sur d’innombrables témoignages : 160 000 enfants sont sexuellement violentés chaque année en France… Elles sont là, à nos côtés, sous nos yeux, ces victimes, s’ajoutant à la foule des traumatisés d’un passé qui ne passe pas. Quel crédit la société porte-t-elle à ces voix de souffrance, lorsqu’elles ont osé se faire entendre ? Le juge Édouard Durand, qui a dirigé les travaux de la Ciivise pendant trois ans avant de s’en voir retirer la charge, a observé les mécanismes de déni encore à l’œuvre dans la société. Il livre ici ses conclusions personnelles. Si, comme on l’entend encore trop souvent, « tout le monde savait », c’est que personne au fond ne voulait que ça se sache ; on préférerait que les victimes ne soient pas des victimes et que les criminels n’aient agressé personne. Mais entre l’impunité et la justice, il faut choisir. La parole des victimes doit être entendue sans arrière-pensée ; c’est là que tout commence, le premier geste non négociable de la protection de l’enfance. On ne pourrait aujourd’hui s’y soustraire sans créer un immense malaise.
Format:
  • Éditeur Editions Gallimard
  • Langue fre
  • Nombre de pages 32
  • Protection Watermark
  • Thèmes LITTÉRATURE GÉNÉRALE, Actualités, Reportages, Affaires, criminalité, enquêtes, justice, police, Société (culture, éducation, famille, mode, religion, sexualité)
  • Collection Tracts/Gallimard
Festival off d'Avignon
160 000 enfants, d'après Édouard Durand

Du 2 au 21 juillet 2024 (relâche les 8 et 15 juillet), à 12h40, au théâtre des Lila's (8, rue Londe, 84000 Avignon).

Trois comédiennes s'emparent du texte du juge Edouard Durand pour un moment de théâtre hors normes.

Adaptation et mise en scène par Cécile Morel. Avec Nacima Bekhtaoui, Cécile Morel, Isis Van Groeningen.

En savoir plus

«Aujourd'hui, le déni se déplace. D'un côté, on vous encourage : "si vous êtes victime, dites-le"... Mais si vous êtes victime, la société ne vous protégera pas. »

Édouard Durand, recueillis par Julia Vergely. Entretien croisé avec Judith Godrèche, Télérama, 30 mars-5 avril 2024

«Dans un livre uppercut ciselé sorti en février, Édouard Durand appelle à "se souvenir que nous avons tous été des enfants", interpelle sur "toutes les attitudes sociales de déni" et rappelle que celui-ci "n’est jamais qu’une manière de maintenir le pouvoir aux puissants".»

Chloé Pilorget-Rezzouk, Libération, 25 mars 2024

«Une certitude : le juge Durand continuera à œuvrer pour la protection des victimes. II vient de publier 160 000 enfants, un court texte sur l’inceste et les violences sexuelles, et sur le déni collectif qui les permet, selon lui. "L’inceste est la négation de l’identité, le piétinement, la destruction, l’absorption, l’aspiration, le déchirement de l’identité de l'enfant", écrit-il. L’injonction à "tourner la page" ne vaut rien quand on fait face au "présent perpétuel de la souffrance", insiste-t-il.»

Marie-Estelle Pech, Marianne, 7-13 mars 2024

«Salué par Judith Godrèche, le juge Durand est devenu le symbole de la lutte contre les violences faites aux enfants. [...] Le 8 février dernier, il a publié l'ouvrage 160 000 enfants. Violences sexuelles et déni social (Gallimard). Il y martèle que libérer la parole ne suffit pas, si l'on ne croit
pas les victimes ensuite.»

Lucie Hennequin, Huffpost, 29 février 2024

«Alors que la Ciivise est menacée de disparition, et qu’il a été remercié, le magistrat troyen n’a pas souhaité en rester là. Le sujet est primordial et la doctrine de la commission doit perdurer : celle de recueillir la parole des victimes, de les croire et de les protéger. Avec le "Tract", publié le 8 février dernier, il dénonce toujours avec la même force ce phénomène de déni qui persiste dans notre société.»

Orianne Roger, l'Est-éclair, 19 février 2024

«Cet essai de 32 pages déploie toutes les facettes du déni social et de l'impunité des pédocriminels. Là où il y a déni, il y a impunité. [...] Le véritable tabou n'est pas l'inceste mais le fait d'en parler. Ce qui est insupportable n'est pas la violence mais la révélation de la violence.»

Myriam Madji, L'Humanité magazine, 15-21 février 2024