Tracts de Crise (N°08) - Les jours barbares

Tracts de Crise (N°08) - Les jours barbares

3 votes
« Le coronavirus est peut-être notre dernière chance. "Il lui avait inoculé le virus redoutable de la vertu", écrit Victor Hugo. Puisse ce virus nous contraindre à cette vertu. Nous avons quelques mois pour ouvrir les yeux, pour nous rendre compte que dans les banques il n’y a rien, que les vraies richesses sont autour de nous, ces géraniums sauvages, ces bourgeons qui éclatent partout, cette lumière unique qui n’existe nulle part ailleurs. Le paradis est partout. Nous y sommes. » René Frégni

Détails du livre

À propos de l'auteur

René Frégni

Né le 8 juillet 1947 à Marseille, René Frégni a déserté l’armée après de brèves études et vécu pendant cinq ans à l’étranger sous une fausse identité. De retour en France, il a travaillé durant sept ans comme infirmier dans un hôpital psychiatrique avant de faire du café-théâtre et d’exercer divers métiers pour survivre et écrire. Depuis plusieurs années, il anime des ateliers d’écriture dans la prison d’Aix-en-Provence et celle des Baumettes. Il a reçu en 1989 le prix Populiste pour son roman Les Chemins noirs, le prix spécial du jury du Levant et le prix Cino del Duca en 1992 pour Les Nuits d’Alice, le prix Paul Léautaud pour Elle danse dans le noir en 1998, le prix Antigone pour On ne s’endort jamais seul en 2001, et le prix Nice Baie des Anges pour Tu tomberas avec la nuit en 2008.

Commentaires

Je… nous…je…

« Et qu’en est-il d’eux, d’elles, amalgamés dans ce « nous » qui s’oppose à votre « je » ?
Celles, ceux qui n’ont pas passé leur « journée à refendre les bûches sous les quatre grands chênes » et échanger quelques mots avec leur chat.
Celles, ceux qui n’ont pas « quelques mois pour regarder le printemps, écouter le printemps, marcher dans le printemps» et qui ne voient pas pousser les géraniums sauvages.
Celles, ceux qui souffrent d’eczéma, de maux de tête, d’insomnies, d’asthme, de surmenage, … et se lèvent pourtant chaque matin – et depuis des années, parfois plus de trente-six ans - pour soulager la douleur, veiller à l’éducation, à la santé physique ou mentale de leurs semblables, de leurs voisins, de leur famille, de leurs « proches » lointains
Celles, ceux qui, au mépris de ce virus que vous nommez celui de la « dernière chance », fabriquent et apportent aux autres les biens de première nécessité : denrées alimentaires, eau, électricité, journaux, courriers, livres, messages sur la toile…
Celles, ceux qui perdent leur souffle, sentent que le temps - et ce printemps - leur échappent.
Celles et ceux qui – comme vous – ont besoin « de douceur et de beauté », de nature, de silence, d’air pur, d’espace, de paix… et n’en n’ont pas.
»

C est beau

« C est ç a, c est exactement ç a. »

Frimas

« Ce matin, malgré la fraîcheur printanière, c’est en pensant à votre tract, cher René, que je partis musarder au tréfonds de la forêt en compagnie de mon fidèle labrador. Grâce à vos mots, les odeurs, les couleurs et la vie ont repris leur juste place. J’ai aimé le coassement provenant de la mare, la silhouette du faon s’évaporant dans les buissons et l’envol du héron cendré. Avec quel émerveillement , je suivis les zigzags des bourdons sur un tulipier du Mexique.
Définitivement, je me surprends à espérer un long confinement. Merci René
»

Vous aimerez aussi

EPUB PDF

EPUB PDF

EPUB PDF