Tracts de Crise (N°25) - Je ne suis pas médecin, mais…

Tracts de Crise (N°25) - Je ne suis pas médecin, mais…

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« Cela n’a rien de certain, mais par son ampleur et sa radicalité, la pandémie en cours éclairera sans doute d’une lumière neuve les relations ambivalentes que notre société entretient avec les sciences et la recherche. » Étienne Klein

Détails du livre

À propos de l'auteur

Étienne Klein

Étienne Klein est philosophe des sciences et directeur de recherche au Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), producteur de l’émission « La conversation scientifique » sur France Culture. Il a écrit plus d’une trentaine d’ouvrages.

Commentaires

Incohérence

« Je suis très surpris de voir un "éminent scientifique" - et vulgarisateur professionnel - énoncer une telle ânerie ... Il écrit que - je cite- : sur cent personnes positives à ce test, en moyenne quatre-vingt-quinze sont effectivement malades et cinq sont ce qu’on appelle des « faux positifs » puis - je cite encore- : si l’on applique le test de dépistage à mille personnes, en moyenne 5 % d’entre elles – c’est-à-dire cinquante – seront des faux positifs Il applique donc à la population testée le taux de 5% qui, d'après sa définition du test, concerne la population teste positive ... Ce qui lui permet d'énoncer qu'une personne testée positive aurait 2% de chance d'être vraiment malade, ce qui est contradictoire pour n'importe quel humain.e doué.e de raison avec "sur cent personnes positives à ce test, en moyenne quatre-vingt-quinze sont effectivement malades"
Et c'est ainsi qu'on distille dans le public que "les maths, c'est incompréhensible et que c'est normal qu'on n'y comprenne rien".
Alors je veux bien que M. Klein ait dû pondre ce texte un peu vite, mais quand même !
»

Réponse à MB

« L'exemple pris par E Klein est rigoureusement juste et la théorie sous-jacente ne vient pas de la physique mais de la bio statistique appliquée à l'épidémiologie
Par ailleurs E Klein n'a pas du tout écrit que les tests ne servaient à rien, mais qu'il fallait analyser les résultats à l'aune de leur performance et au contexte auquel on les applique
J'invite MB à se documenter sur les tests : sensibilité, spécificité et surtout valeur prédictive négative et valeur prédictive,, puis de relire ce tract
»

Réponse à MB

« Étienne Klein nous livre ici une allégorie pour servir sa démonstration et surtout pour simplifier la réalité afin de mieux permettre, au grand public, de la comprendre. L'objectif de sa "chronique" n'est pas de démontrer l'inutilité des tests de dépistage. L'objectif de sa chronique est de dénoncer les personnes (notamment les politiciens et politiciennes de l'opposition) sans aucune compétences scientifiques en médecine, qui se présentent comme ignorantes en tant que telles et qui pourtant font une analyse scientifique complètement bancale sur la base d'un modèle complètement faux qui s'appuie sur une simple intuition.
L'exemple de probabilité qu'il décrit fait partie des exercices de maths récurrents du Bac S. Exercice simple, mais qui fait régulièrement un carton vide auprès de certains élèves parce qu'il n'est justement pas intuitif : "la probabilité rattaché à la fiabilité du test n'a rien à voir avec la probabilité d'être infecté". Il s'en sert donc à ce titre pour expliquer que dans ce cas précis notre esprit a de grandes chances de faire un raisonnement erroné, et a plus forte raison lorsqu'il n'est pas habitué aux spécificités d'un domaine scientifique propre à une discipline. Si un exercice basique de probabilité parvient a planter des élèves lors d'un examen, il est facile d'imaginer à quel point il planterait toutes celles et ceux qui n'ont pas suivi de cursus scientifique.
»

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