Tracts (N°57) - L'Opinion qui ne dit pas son nom. Du pluralisme des médias en démocratie

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«Qu’une opinion soit soutenue par dix plutôt que par un seul ne la rend pas plus diverse.» François Jost À confondre la pluralité des médias, c’est-à-dire la multiplicité des canaux d’information et de divertissement, avec le pluralisme que la vie démocratique attend d’eux, on risque de mettre en grand péril la liberté d’expression. Le nombre ne garantit rien s’il est le masque du même : et le législateur, comme le sociologue, le sait bien qui craint l’uniformisation de ce qui est dit au plus grand nombre – la «voix de la France», de tradition gaullienne, autant que la voix du propriétaire, mal plus contemporain. Notre paysage audiovisuel est donc régulé depuis les années 1980 ; et c’est aujourd’hui cet encadrement, dans sa dimension la plus pratique, qui est mis à mal par un nouveau jeu de dupes : celui qui consiste à faire passer l’opinion, en particulier la plus radicale, pour de l’information. À ce niveau du jeu, tout est dans le détail ; il faut observer, comptabiliser, identifier. L’objectif est noble : éviter que l’opinion, envahissante, ne vienne de fait confisquer le droit à l’information. Un enjeu démocratique, qui déborde le seul temps des élections. François Jost est sémiologue, professeur émérite en sciences de l'information et de la communication à l'Université Sorbonne-Nouvelle.
Format:
  • Éditeur Editions Gallimard
  • Langue fre
  • Nombre de pages 64
  • Protection Watermark
  • Thèmes LITTÉRATURE GÉNÉRALE, Essais littéraires, SCIENCES POLITIQUES, Histoire des idées politiques, Philosophie politique controverses contemporaines, Organisation de l'État et action publique, Démocratie délibérative, participative, Actualités, Reportages, Média, Télévision, Presse, Radio, Edition, Internet
  • Collection Tracts/Gallimard

« J’ai montré, dans L’Opinion qui ne dit pas son nom, comment une chaîne comme CNews – et plus largement tout l’empire Bolloré – a apporté beaucoup de chaos dans le débat et, effectivement, une vision d’extrême droite très forte qui a imprégné l’ensemble du paysage politique. Il y a aussi les réseaux sociaux: TikTok par exemple, où un Bardella est devenu une icône [...] Il me semble que dans l’autre camp, le Front populaire n’a pas bien anticipé cette propagande-là. »

Propos recueillis par William Bourton, Le Soir, 24 juin 2024